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Maman expatriée - Petit coup de blues
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- Créé le jeudi 28 juin 2012 22:49
- Mis à jour le vendredi 17 août 2012 22:29
- Écrit par Laure Roberts
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Une fois n'est pas coutume ! J'utilise ce site web pour me libérer de quelques (mauvais) sentiments qui trainent. Après tout, c'est mon site web et je m'en sers aussi comme journal.
En décidant de déménager, je me doutais bien que rien ne serait comme avant et que j'aurais quelques "passages à vide". Reconstruire sa vie n'est pas chose aisée, d'autant plus quand vos amis ne sont pas là, à côté de vous. Alors voilà ! En ce moment, j'ai le mal du pays. Le temps pourri de ces derniers jours n'a forcément pas arrangé le tableau. Le boulot est plutôt calme aussi, alors mes services ne sont pas requis. Donc je reste à la maison, toute seule, sans ami à qui rendre visite. Enfin, quand je dis toute seule, je ne le suis pas vraiment car je m'occupe d'Antoine la plupart de la semaine et il y a la belle-famille. Pour autant que j'aime ma famille, je regrette les discussions idiotes que je pouvais avoir avec mes amies du travail...
Pour le moment, je crois que ce qu'il me manque le plus, c'est le contact avec des copains-copines, sans avoir d'enfants dans les pattes, histoire de papoter de choses futiles ou de reconstruire le monde. Bref, avoir des discussions d'adultes... de préférence en français car même si je me débrouille plutôt pas trop mal en anglais, je ne peux pas parler de choses et d'autres dans une autre langue - en tout cas, pas au jour d'aujourd'hui. Je le vois bien. Dans certaines discussions, il me manque des mots. Je comprends l'idée générale mais par forcément les détails. Le temps que je pense à quoi dire en anglais, la discussion est déjà passée à autre chose.
Dans ce déménagement, le plus dur est de reconstruire de nouvelles relations. Sacré challenge pour moi qui suis particulièrement timide ! Il me manque aussi de ne pas forcément sentir l'appui des personnes qui vous sont le plus cher. La décision que nous avons prise de partir de France n'est pas facile à accepter. De ne pas avoir de nouvelles régulières donne un peu le sentiment d'être oubliée, là-bas à l'autre bout de la planète. On peut me rétorquer que je m'afflige cette peine à moi-même. Mais après tout, notre décision a été prise d'un commun accord avec de valides raisons. Alors ce coup de blues, ce "mal du pays", ne durera qu'un temps. Il s'estompera, puis reviendra, puis repartira... Le soleil finit toujours par repointer le bout de son nez.
Je réalise qu'il y a plus malheureux que ma petite personne mais j'avais juste besoin de vider mon sac. On se sent toujours un peu plus léger...





Commentaires
J'ai l'impression de me lire... J'espere que ca vamieux pour toi depuisle mois de juin et que l'arrivee des beaux jours va t'aider a passer le cap.
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